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Les écoles catholiques de Goma assistent des élèves déplacés à Nyiragongo

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Plus de 2000 élèves déplacés à Nyiragongo ont été assistés, le samedi 26 novembre 2022, par des élèves des institutions catholiques de la ville de Goma. Cette assistance des vivres et non vivres vient soulager la souffrance qu’éprouvent ces nécessiteux qui, depuis plus trois mois, vivent dans les sites de déplacés en territoire de Nyiragongo fuyant la guerre entre l’armée loyaliste (FARDC) et les rebelles du M23. Accompagné par des milliers d’élèves des différentes écoles de Goma, Mgr Henri Chiza a jeté les dés en partageant l’assistance - un sachet d’haricot-  avec une élève vivant au  camp des déplacés à Turunga, un autre site à part celui de Kanyaruchinya où les déplacés ont élu domicile. Devant une foule de petits enfants, l’émotion était grande. On pouvait voir certains sans babouches, habits déchirés ou culotes… ravis de recevoir l’assistance. A l’arrivée des bus qui transportaient les élèves venus des Goma, c’est des chants et acclamations que les autres élèves déplacés ont réservés à leurs semblables vêtus en bleu-blanc couleur d’uniforme de la République démocratique du Congo. Ainsi, chaque élèves a choisi un élève déplacé au hasard et ensemble main dans la main ont marché jusqu’à l’endroit où étaient entassés les vivres et non vivres. «  C’est vraiment triste de voir que pendant que nous allons à l’école d’autres enfants sont privés de cela à cause de la guerre dans leur milieu. Nous sommes venus car on espère les rendre heureux au moins aujourd’hui. Et même si c’est une petite assistance, on espère vraiment que cela va diminuer tant soit peu le stress qu’ils subissent chaque jour. Aussi, nous remettons toute cette situation entre les mains du Seigneur lui qui est le vrai protecteur», a déclaré Zawadi, élève de 2 ème secondaire à l’institut Mwanga. Pour Chico, un autre élève, c’est la faute au Gouvernement : «  Moi, je condamne notre Gouvernement, je  ne sais pas quel est ce parent qui peut accepter de voir son enfant souffrir de la sorte ?,  le parent ici c’est le gouvernement et il ne fait rien. C’est inadmissible ». Riz, haricot, bananes plantains, farine de manioc, souliers, habits, c’est entre autres ce que les élèves ont apprêté pour leurs semblables. Un geste que Mgr Henri qualifie de compassion envers ceux qui en ont le plus besoin  avant de donner l’alerte sur un potentiel danger qui guetterait ces élèves s’ils ne retournent pas vite dans leur milieu d’origine et surtout à l’école: « Nous sommes les écoles conventionnées catholiques et nous formons un homme complet, un homme total. C’est dans ce souci de formation globale qui nous inspire à répondre aux besoins du moment et à former par la suite nos élèves à cette sensibilité totale au besoin de leur milieu. Mais il faut savoir également que l’église à travers son Evêque nous demande à être ouvert et à soutenir nos frères et sœurs qui souffrent. Nos élèves doivent comprendre qu’à leur âges ont peut avoir des  surprises de la vie où des enfants souffrent », a expliqué Mgr Henri. Avant de chuter : « Plus cette situation perdure dans les jours à venir c’est un danger potentiel car ceux qui n’étudient pas aujourd’hui et traversent toutes ces situations atroces seront un motif d’insécurité ». Lydie Waridi Kone Cellule de Communication

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