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Université et Église: le futur de l’université catholique

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L’Université catholique a participé, entre le 17 et 19 janvier 2024 à Rome, a la célébration du Centenaire de la Fédération des universités catholiques (FIUC) du monde avec audience avec le Pape François dans la matinée du 19 janvier 2024. La thématique qui a nourri les réflexions, les débats et les recommandations des activités était : « L’Université et l’Église.  Le futur de l’Université catholique, à l’occasion du Centenaire de la FIUC » Le activités se sont déroulées à la Libera Università degli studi  Maria Santissima Assunta (LUMSA). La participation a connu la présence des Grands chanceliers  (Cardinaux, Évêques,), des Recteurs, des Présidents des Collèges, des professeurs, de chercheurs de tout bord et de tous les horizons venus de tous les continents.  « Merci, merci beaucoup. Je voudrais vous remercier pour cette rencontre, pour le bien que font les universités, nos universités catholiques : semer la science, la Parole de Dieu et le véritable humanisme. Merci beaucoup. Et ne vous lassez pas d’aller de l’avant : allez toujours de l’avant, avec la très belle mission des universités catholiques. Ce n’est pas la confession qui leur donne l’identité : c’est un aspect, mais pas le seul ; c’est peut-être cet humanisme clair, cet humanisme qui fait comprendre que l’homme a des valeurs et que celles-ci doivent être respectées : c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau et de plus grand dans vos universités. Je vous remercie », a déclaré le Pape François lors de l’audience dans la salle du Consistoire. Deux aspects se dégagent du message du Pape et des différents travaux:
  • Le premier est l’exhortation à travailler en réseau pour près de deux mille universités catholiques dans le monde qui offrent un potentiel qu’une collaboration plus efficace et plus opérationnelle pourrait développer, renforçant ainsi le système universitaire catholique : avoir l’audace d’aller à contre-courant, en globalisant l’espérance, l’unité et la concorde, au lieu de l’indifférence, des polarisations et des conflits.
  • Le deuxième est de revenir toujours sur l’objectif de la création de la FIUC comme l’écrivait Pie XII, après la plus terrible des guerres, « un instrument contribuant « à la conciliation et à la formation de la paix et de la charité entre les hommes » (Lett. ap. Catholicas studiorum Universitates, 27 juillet 1949).
La FIUC célèbre son premier centenaire sur fond de guerre, « la troisième guerre mondiale par morceaux ». Il est donc essentiel que les universités catholiques jouent un rôle de premier plan dans la construction de la culture de la paix, dans ses nombreuses dimensions qui doivent être abordées de manière interdisciplinaire. L'université doit être animée d’une plus grande passion, on doit y trouver une recherche commune de la vérité, un horizon de sens, le tout vécu dans une communauté de savoir où l’on peut toucher du doigt, pour ainsi dire, la générosité de l’amour. Nous devons toujours nous demander : à quoi sert notre science ? Quel est le potentiel de transformation des connaissances que nous produisons ? De quoi et de qui sommes-nous au service ? La neutralité est une illusion. Une université catholique doit faire des choix, des choix qui reflètent l’Évangile. Elle doit prendre position et le montrer par ses actions d’une manière claire ; “se salir les mains” évangéliquement dans la transformation du monde et au service de la personne humaine. Le Pape François demande à la FIUC d’aider l’Église:
  • à éclairer, en ce moment de l’histoire, les aspirations humaines les plus profondes avec les raisons de l’intelligence et les “raisons de l’espérance” (cf. 1 P3, 15);
  • à conduire des dialogues sans crainte sur les grandes questions contemporaines.
  • à traduire culturellement, dans un langage ouvert aux nouvelles générations et aux temps nouveaux, la richesse de l’inspiration chrétienne ;
  • à identifier les nouvelles frontières de la pensée, de la science et de la technologie et à les habiter avec équilibre et sagesse.
  • à construire des alliances intergénérationnelles et interculturelles pour prendre soin de la maison commune, dans une vision d’écologie intégrale qui apporte une réponse efficace au cri de la terre et au cri des pauvres.
Tous les travaux en plénière et en ateliers se sont inscrits dans cet esprit et ont été caractérisés par la synodalité dans la recherche commune des réponses spécifiques aux questions nouvelles de notre société. Les différents exposés et présentations sont à trouver incessamment sur le site de la FIUC. L’Abbé Santedi Leonard, Recteur de l’UCC-Kinsasa, Président de l’ASUNICACO et l’Abbé Nyirindekwe Innocent, Recteur de l’UCS-Goma, Vice-président de l’ASUNICACO ont représenté les Universités et Instituts supérieurs catholiques de la RDCongo. A l’occasion, les Recteurs africains membres de la FIUC ont désigné l’Abbé SANTEDI Leonard, Président de l’ASUNICAM (Association des Universités catholiques de l’Afrique et du Madagascar).

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